Alimentation en continu des appareils électromé nagers

Bonjour,
Point 1 : en réfléchissant à l'équipement électrique d'un bateau
habitable, je me demande s'il est indispensable de distribuer dans le
bateau du 230 V 50 Hz pour l'équipement domestique.
Il semble se diviser en appareils exigeant de l'alternatif, du moins
jusqu'à ce jour : frigo, four à micro ondes, machine à laver...
et ceux qui doivent pouvoir marcher en continu : plaque à induction,
téléviseur, chaîne hifi, etc.
Point 2 : le bateau devant être à propulsion hybride, avec groupe
électrogène, batterie, et moteur asynchrone pour la propulsion muni d'un
variateur de vitesse, là aussi, il me semble que le variateur du
commerce destiné à fonctionner en 400 V triphasé devrait pouvoir être
alimenté en continu entre les 3 phases d'une part, et le neutre d'autre
part?
Ceci simplifierait beaucoup en dispensant d'acheter un onduleur triphasé
de puissance à intercaler entre la batterie et le variateur de vitesse.
Qui connaît la technologie de ces variateurs?
merci
Jean-Marc
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Jean-Marc Delaplace
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Bonjour
il faut choisir le bon variateur, mais comme le variateur a un pont de graetz à l'entrée, autant l'alimenter via le bus continu. Mais bon, ces des variateurs spécifique, car il y en a qui se mettent en défaut s'il manque une phase par exemple.
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David Crochet
Bonsoir,
graetz à l'entrée, autant l'alimenter via le bus continu
Petite remarque en passant : Si le variateur est alimenté en 240Ac il lui faudra du 340 DC, d'autre part on en trouve certains qui possèdent un correction vrai "PFC" en amont du pont avec une pompe de charge et la ça ne doit certainement pas bien marcher avec du continu, sans compter les problèmes d'horloges synchronisées sur la source d'entrée ( et les contrôles de sécurité phase comme si bien dit, mais souvent on peut les inhiber dans la config )
téléviseur, chaîne hifi, etc.
Tous n'ont pas une alim a découpage ....... si c'est un transfo.....c'est pas une table a induction ...... c'est un grille pain ;>)
électrogène, batterie, et moteur asynchrone
Heu la batterie c'est pour faire tourner le moteur ? Belle bête dans ce cas
Et le moteur, quelle puissance ? Et pourquoi pas prendre directement un moteur DC
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JP
Je vois que j'ai été un peu trop succinct. pour les appareils ménager "brun" et "blanc", de plus en plus utilisent une alim à découpage. D'où inutile de frabriquer du 230 V monophasé pour eux, sauf subtilité genre détection de défaut, synchronisation sur la fréquence secteur, ou autre que je ne connaîtrais pas. Pour la propulsion, la puissance est d'environ 22 kW. A cette puissance, pour des raisons de coût et de fiabilité, j'envisage un moteur asynchrone industriel et un variateur. J'ai vu que certains font remarquer que les variateurs peuvent être mis en défaut par l'absence de triphasé à l'entrée. Cela semble dire que seuls certains modèles peuvent convenir. Qui connaît les variateurs pour me suggérer une marque et un modèle capable d'être alimenté en continu? Je suis électronicien, mais je n'ai aucune expérience avec les variateurs industriels.
JP a écrit :
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Jean-Marc Delaplace
David Crochet a écrit :
c'est pas bien clair son truc il dit continu pour courant continu ou utilisation continue ? pourquoi un frigo serait sur de l'alternatif ? j'ai rien compris ! si t'as compris expliques moi :-))
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Itacurubi
D'ou la question, pourquoi des batteries et du continu avec cette puissance ? Avez vous réfléchi a la taille du jeu pour avoir une autonomie utile ? Et un jeu de batterie pareil en milieu marin vaut mieux avoir un canari sous la main en plomb ouvert.
une alim à découpage
Pas tous et on revient a nos 340v continu pas facile a obtenir avec des batteries ( 25 éléments de 12v ) et pas bon marché
Cela ce sera la surprise a la première mise sous tension : ca marche , ca marche pas , ca brûle ;>)
Doit pas être courant la bestiole
Electronique + milieu marin = pas bon plan si c'est pas prévu ( tropicalisation sérieuse )
Cela me rappelle une anecdote d'un constructeur de ( gros ) onduleurs, Un module est resté la nuit sur le quai avec un couillon ayant descellé l'emballage étanche pour voir ce qui il y avait a l'intérieur, avec les petits embruns du matin : retour a l'usine une semaine après pour reconstruction ( c'est vrai qu'ils sont exigeants les gars a pompon )
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JP
Au fait , sur les gros variateurs , le neutre n'est pas utilisé ( couplage triangle) donc cela ne marche pas.
Et 22Kw en mono cela ne doit pas exister ?
Sur altivar telemeca on fait allusion d'une alimentation possible ( ? ) sur un bus continu interne environ 1000v ( voir chapitre références et inductance DC )
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JP
Le 04.03.2007 21:44, *Jean-Marc Delaplace* a écrit fort à propos :
Un autre exemple : Le circuit de démagnétisation des téléviseurs ne peut jouer son rôle qu'en alternatif. En continu, il risque d'agir plutôt comme un circuit de magnétisation. Dommage.
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geo cherchetout
c'est juste (pas de neutre) et faux (ca marche !!)
il suffit d'alimenter entre 2 phases*.... problème, la tension doit etre de l'ordre de 600V ...
*
: à condition que le drive n'aie pas de detection de phase manquante ou autre subtilitée, mais ca marche sur certain produit de sur.
Claude
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Rufus Larondelle
On pourrait mais a pleine charge le courant sera 1.7 fois supérieur au courant nominal d'entrée du pont donc ça marchera pas ( bien )
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JP
"Jean-Marc Delaplace" a écrit dans le message de news: WcGGh.132$ snipped-for-privacy@nntpserver.swip.net...
Siemens, Schneider ABB etc. Comme l'a expliqué David tous les variateurs du commerce transforment du continu en alternatif à la base. Le continu est fourni soit par un redresseur commun à plusieurs variateurs (machines à papier ) ou individuel par un pont redresseur triphasé ou monophasé. Les onduleurs pour informatique fonctionnent de la même manière mais la sortie est fixée à 230 V 50Hz lorsque les variateurs font varier la tension en fonction de la fréquence ou utilisent le contrôle vectoriel de flux. Alex
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T Alexandre
Je n"en doute pas, c'est vrai qu'il y a de la marge
Pas de courant crête du au condo de filtrage mais d'un point de vue thermique le courant efficace reste le même. ( a puissance d'utilisation identique bien sur )
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JP
Je ne comprend pas l'interer d'avoir un groupe electrogene et d'alimenter un variateur en continue pour faire tourner une machine asynchrone. le schema traditionnel est un groupe electrogene qui alimente directement le variateur qui pilote le moteur... tu es hostile =E0 l'alternatif??
Tu veux faire tourner 20 kW sur batterie ??
Tu as deja de l'alternatif plein ton bateau avec ton groupe electrogene pourquoi tu cherches a t'embrouiller l'esprit ???
Ou est l'interet d'une propulsion hybride ?
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steuf34
Ah je dois expliquer l'intérêt d'une propulsion hybride, et ce n'est pas évident. Il faut savoir que mon bateau n'est pas fait pour la mer, mais pour les rivières et canaux. Sur les rivières, la vitesse max du bateau peut être utilisée (environ 15km/h), et le groupe donne sa pleine puissance (environ 22 kW), directement envoyée dans le variateur. Là, la batterie ne sert que pour l'électricité domestique (c'est un house boat, une vraie maison flottante, et qui consomme de l'électricité domestique). Les choses changent en canal. La majorité des canaux est limitée à 6 km/h, et il y a en moyenne une écluse tous les 3600 m, soit toutes les 36 minutes, et pendant les 10 minutes que dure l'éclusage, le moteur ne sert à rien. La puissance de propulsion varie à peu près comme le cube de la vitesse. A 6 km/h, il faut 1/10 de la puissance nécessaire à 15km/h. Un moteur diesel classique est très mal employé : il fournit 1/10 de sa puissance pendant 80% du temps, et tourne au ralenti pendant 20%. Dans ces conditions, le moteur a un rendement inacceptable et pollue hors de proportion avec l'énergie qu'il fournit. Et encore, si on a eu le bon sens de ne pas le surdimensionner, ce que les constructeurs font souvent. C'est ici que l'hybride a tout son intérêt. En canal, le bateau consomme en moyenne 8% de la puissance du moteur, soit 1.8 kW. Il est facile de tirer cette puissance moyenne d'une batterie, d'une capacité par exemple de 10 kWh. Le bateau peut se propulser pendant presque 5 h sur la batterie. Quand elle est déchargée, il suffit de mettre en marche le groupe, qui la rechargera en 1/2 h à 3/4 h selon le régime de charge, puis on arrête le groupe. Le diesel aura travaillé dans les meilleures conditions de rendement et de pollution pendant 3/4 h tous les 5 h. Le reste du temps, pas de pollution, pas de bruit. En fait les recharges doivent être plus fréquentes, à cause de l'électricité domestique. Mais il y a aussi les panneaux solaires qui fournissent un appoint de l'ordre de 1 kW crête, soit environ 2 kWh par jour. Ce fut long, mais il fallait l'expliquer. J'invite les lecteurs qui ont eu la patience de lire ceci à faire toutes les objections qu'ils trouvent. Merci d'avance ! Jean-Marc
steuf34 a écrit :
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Jean-Marc Delaplace
ges pr=E9c=E9dents -
Merci pour ce compl=E9ment d'information qui est tr=E8s instructif, en effet je r=E9alise actuellement un m=E9moire sur les alimentations =E9lectrique marine. mais je n'avais pas du tout aborder les probl=E8mes des canaux. j'ai d'ailleurs commence =E0 cr=E9er un forum sur le sujet, ou d'ici peu je vais concentrer toutes les informations que j'ai recueilli
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steuf34
quel est l'intérêt réel d'un propulsion hybride (batteries et moteur à courant continu)? vu le poids et le coût des batteries nécessaires ,n'est il pas plus intéressant d'avoir deux moteurs thermiques que l'on choisit selon la puissance demandée ou que l'on fait fonctionner en cascade automatiquement pour actionner la dynamo ou l'alternateur ? avec un échangeur pour récupérer la chaleur produite par l'échappement et le refroidissement pour se chauffer et se laver à l'eau chaude gratuitement ? un petit onduleur pour chaque appareil qui ne peut fonctionner sans alternatif n'est il pas une bonne solution ? les onduleurs utilisés en informatique sont "jetés" à cause du coût de remplacement des batteries on peut en trouver pour pas cher ( un altivar est un peu cher quand mime). bonne pistes Alain
"steuf34" a écrit dans le message de news: snipped-for-privacy@q40g2000cwq.googlegroups.com...
Merci pour ce complément d'information qui est très instructif, en effet je réalise actuellement un mémoire sur les alimentations électrique marine. mais je n'avais pas du tout aborder les problèmes des canaux. j'ai d'ailleurs commence à créer un forum sur le sujet, ou d'ici peu je vais concentrer toutes les informations que j'ai recueilli
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Alain
remplacement des batteries
Oui, les merdouilles 500w autonomie 10mn ( aussi bien la batterie que le mutateur ) , il lui faut 2Kw en regime permanent ..... on ne tape pas dans la meme gamme de materiel
JP
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JP
L'intérêt de deux moteurs thermiques est certain quant aux considérations de rendement. Cependant, il s'agit d'un bateau habitable, et dans lequel le confort équivaut à un appartement à terre. Ceci signifie qu'il nécessite une source d'électricité capable de fournir environ 10 kWh par jour pour les besoins domestiques. On aurait alors un bateau avec 3 moteurs thermiques, dont 2 tourneraient en permanence. De plus, la dépense d'électricité domestique se fait par pointes : plaque de cuisson, four, machine à laver. On aurait donc un groupe électrogène relativement puissant (par ex. 6 kW) qui tournerait toute la journée, pour fournir une consommation de base inférieure à 1 kW pendant la plus grande partie du temps. Outre la question de rendement, il y a le bruit du moteur. Celui-ci est acceptable pendant la navigation mais pas à l'arrêt lors des repas ou pour la nuit. C'est là que l'hybride prend tout son sens : un groupe électrogène unique, optimisé pour sa puissance nominale, et une batterie qui tamponne d'une part les besoins en propulsion, et d'autre part les besoin domestiques, en garantissant le silence durant les phases où le bateau est simplement habité et ne navigue pas. J'ajoute qu'il comporte des panneaux solaires qui fournissent un appoint suffisant pour un fonctionnement minimum quand le groupe est indisponible, et qu'au port il y a des prises qui distribuent le secteur pour la recharge nocture. Ceci permet une navigation au moins partiellement d'origine électrique, sans utiliser le groupe qui de ce fait aura une durée de vie (en années) très supérieure à ce que le moteur marin peut donner. Exemple : un groupe est garanti 12000 à 15000 h, alors qu'un moteur marin qui atteint 10000 h est bon à remplacer. De plus, le groupe ne fonctionnant qu'une petite partie du temps, ce temps de marche cumulé se traduira par de nombreuses années sans avoir à le remplacer.
Alain a écrit :
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Jean-Marc Delaplace

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