[AERO] [Aile Volante] Test de la Bee

Salut!
Je recopie ici le test de la Bee de Windrider, aile volante EPP de 1,20 m, que j'ai fait pour la ML Combat-RC
Vendredi 9h00, je prends possession à la Poste de mon colis, mais je suis
obligé de patienter jusqu'au soir 21 heures pour m'y mettre. Le colis est propre, les pièces ne sont pas spécialement protégées mais le tout arrive quand même sans gros bobo. Le kit est clair : à tout casser une dizaine de pièces, dont deux 1/2 ailes, des pièces découpées en coroplast (winglets, cache-servos/récepteur/accu), trois rouleaux de scotch (1 transparent armé, 1 bleu et un orange), un sachet contenant des sifflets (deux plats et un tubique), des commandes en acier, des guignols plastique, des vis parker, des chapes plastique, des rectangles de double face et deux autocollants. Pour compléter, on trouve deux bords de fuite en balsa costaud et une doc en anglais (du moins pour moi ;o)) et un longeron carbone de diamètre 6. La doc faisant une page, on imagine que le montage se fera assez vite. En ce qui me concerne, ça a pris 4 heures, mais ça vient du fait que j'ai démonté la radio sur une autre aile et que j'ai redémonté un servo qui m'a lâché APRES finition...
On commence par assembler les 1/2 ailes. La notice ne parle pas de collage mais fait scotcher les 1/2 ailes entre elles! Je n'ai pas choisi cette solution, optant pour un collage à la colle à chaud, rapide, léger, efficace. On s'aide du longeron carbone pour la rectitude.
On poursuit par l'installation radio. J'ai mis du pur standard, deux servos Futaba sur récepteur Sanwa TAG (très ancienne génération..), avec un module de mixage en V et un accu acheté à Auchan en 2100 mA Ni-Mh. Ca a l'air lourd, mais il faudra encore ajouter 15g de plomb pour obtenir le centrage! Les logements pour le récepteur et l'accu sont trop courts, je les ai donc légèrement repris au cutter. Je n'ai rien collé, tout rentre à force.
On colle les élevons balsa en prenant soin de les couper en biais au saumon (pas indiqué dans la doc, mais ça semble logique) pour éviter le vortex de la mort qui tue, puis on les scotche comme indiqué sur la doc, à savoir cinq bandes perpendiculaires au bord de fuite par 1/2 aile. Ensuite, on fait le triangle des bandes parallèles au BdF, sans couvrir la jonction pour ne pas durcir inutilement les commandes. On en profite pour poser une bande sur les bords d'attaque.
Sur ma 1/2 aile gauche, le BdF était gondolé au milieu. Je l'ai mis en pression quelques minutes et tout est redevenu droit. De plus, la 1/2 aile gauche était marquée au milieu, assez profondément. Le transport, sans doute. Les pièces mériteraient d'être mieux protégées.
Le plus long nous attend : scotchage couleur. Ce scotch possède des caractéristiques étranges : il pue, est translucide, se déchire facilement, est repositionnable sur l'EPP mais pas sur lui-même, et est sensible à la chaleur. Il faut donc prendre garde aux recouvrements pour ne pas que ça fasse trop moche. On entoile ainsi du BdF vers le BdA. J'ai fait des rayures sur le dessus, et un fond uni pour le dessous, c'est utile pour la visualisation.
J'ai aussi collé quatre baguettes balsa entre elles, hors aile, pour essayer le scotch : si l'on chauffe le scotch de couleur ainsi tendu, il se rétracte! Intéressant à savoir, vu son extrême légèreté et la quantité fournie, on peut s'en resservir pour entoiler des indoors.
On passe à la pose de la tringlerie. Surprise : les chappes sont fendues! Pas de souci, je vais les remplacer. Resurprise : le pas des tiges filettées n'est pas français! Je remets donc les chappes foireuses que je sécurise à la cyano. Je positionne les tringles : elles sont courtes, courtes, courtes... En déplaçant le palonnier de servo sur son axe, on s'en sort, mais du coup le débattement vers le bas en prend un coup. Au final, ça n'est pas si grave, les débattements préconisés sur la doc étant presque de moitié inférieurs vers le bas que vers le haut. C'est donc le différentiel mécanique qui l'emporte.
Tout est connecté? On pose les winglets. Je n'ai pas retenu le système par velcro, trop souple à mon goût et pas assez résistant pour le combat. J'ai donc redécoupé les bouts de double face au profil pour coller les winglets en place. Je les ai positionné, ces winglets, de façon à ce qu'ils dépassent un peu du profil vers le bas (environ 2cm au BdF, 0 au BdA), pour deux raisons : d'abord, ça protège un peu l'aile lors des attéro précipités, ensuite, pour avoir expérimenté plusieurs géométries sur une autre aile, la tenue en courbe est grandement facilitée et ça évite les phénomènes de plongée en virage ou de dérapage.
Je pose les sifflets au double face avant de centrer, ainsi que les autocollants.
Allez, centrons. 15 gr à l'avant sont nécessaires, même avec l'accu 2100, pour obtenir le centrage de la doc, à savoir 7 inches 1/2 (19,05 cm). Heureusement que j'ai mis du standard!!
Les débattements sont aussi en inches, 1/2 vers le haut, 1/4 vers le bas. Je n'ai pas calculé combien ça fait, je les ai tout simplement mis au taquet (faut que ça pulse, merde!) ...
Passage sur la balance : 496 gr avant la pose des sifflets. Pas mal...
Volons. J'arrive le lendemain à Caussols, et je constate deux choses. La première, brouillard et 0 m/s de vent! La seconde, ce filou de Denis m'a posé un lapin. Heureusement, je trouve sur place Axel, jeune planeuriste à peine démoulé (mais qui va progresser ce jour-là à grande vitesse), venu avec son Ixir, et Paul (le Chef, le Boss, le grand Manitou...). Ce dernier me propose une migration vers Théoule/mer, ce que nous nous empressons de faire.
Arrivés à Théoule, une brise de mer se fait sentir. On monte sur cette pente que je découvre et première constatation, la piste d'atterrissage a dû rester à la maison! Genêts et arbousiers feront office de piste. Le vent est établi à environ 6,5 m/s (constaté à l'anémomètre par le Président en fin de session). On lance, la Bee plonge sur deux mètres et accélère brutalement. Je trime cabreur sur 6 crans pour voler à plat. Elle vole vite, et semble ne pas vouloir ralentir. Plein pot, le taux de roulis en tonneau avoisine les 2 à 2 1/2 par seconde. Autant dire qu'aux débattements retenus, la souplesse sur les manches est requise! Je n'ai pas d'expo sur cette radio, mais j'ai deux dual rate pour une position moins.. sportive! Un peu d'expo sera certainement judicieux pour ceux qui le peuvent.
Le vol dos confirme la valeur de centrage, on pousse pas ou peu au centrage d'origine et la bête est déjà très nerveuse. Le moindre débattement des élevons vers le bas est aussi nécessaire : une pression à piquer et c'est la boucle inverse! Je taquine un peu Axel avec son Ixir tout dépron, sans essayer de toucher, car vu la différence de masse et de vitesse, je ne suis pas sûr de ne pas le couper en deux (les mauvaises langues diront que je n'étais de toute manière pas sûr d'arriver à le toucher...). Il se lâche bien et vole sur le dos avec des débattements tout petits!! Bravo!!! Un futur combattant.
Un Prodij de passage lance l'idée de la course : bon, on ne joue pas dans la même catégorie, mais ça avance bien quand même. Ca confirme la courbe d'accélération, qui monte très vite mais bourre très vite aussi. La vitesse maxi est rapidement atteinte. Je confirme par un piqué d'anthologie qui permet de constater que la restitution est quand même impressionnante, au moins autant que sur la Toro 300 sans moteur. Un essai de vol en arrière sera tenté, mais réussi uniquement après avoir remis le trim de profondeur à 0.
Test des moments d'inertie : néant pratique à la profondeur, sensible aux ailerons en fin de 1/2 tonneau : une période stable d'un bon quart de seconde se remarque lors du tonneau au moment où l'on se trouve sur le dos. La machine semble s'arrêter dans cette configuration, puis repart pour son 1/2 tonneau restant.
La pénétration vent de face est réellement impressionnante, on ressent peu de différentiel d'accélération lors des phases vent de face/vent arrière.
Pour poser petit souci : la Bee accélère en sifflant et en vrombissant (les sifflets, Jojo, les sifflets!), mais ne ralentit pas. En essayant de la parachuter, on obtient une montée verticale, suivi d'un décrochage et d'une reprise instantanée de vitesse. Faudrait poser face au vent, mais ici on ne peut pas! Je me résous à faire des passages bas jusqu'à faire frotter l'aile contre les genêts, et je me pose sans bobo (vive l'EPP!). La vitesse d'atterrissage vent de travers est importante.
Voilà, c'est tout pour le test, il ne reste qu'à essayer le combat. Il faut noter quand même que la dynamique doit être présente pour voler avec cette aile, 6m/s me semblant être un minimum. A tester.
FrK
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